mardi 10 juin 2008
Colline d'été
Epuisé par des non-sens
Inventoriés, copieusement répertoriés - en thésaurus
J'en appelle à des essaims de plumes d'oie, d'ange ou de paon
...
Je veux
...
Nourri d'alvéoles de miel d'Icare
Reposant sur les coudes haut le coeur haut la butte
Le vent radieux et le soleil sous la devanture des ormes verts
...
Mes non-sens se sont évanouis.
...
lundi 2 juin 2008
Crédo sombre
A la foi des autres en quelque sorte
- Avide sous ses dehors de douceurs -
Qui me laisse - avide à ma façon - l'illusion d'un grincement
L'oeil perce-manteau, perce-ciel et qui évide
Démasque les ports de nuits glacés-glaçants - avides
Enfant-oeuf ; foeutus-lotus : j'essaime
Rien ne peut faire passer ces tremblements
RIEN
A leur foi qui fait force dès lors que leur credo du je crois en est un je crois avec
J'imagine de populeux défilés, d'hommes
Tous semblables - indistincts dans leur masse sombre : des pèlerins
Je songe Mes larmes sont d'ébènes, semblables aux foules ; aux montagnes qu'ils dévalent et dont ils s'évident
Un univers sous l'éclipse et la foi des morts
J'ai moi aussi le souvenir de la marche et un sourire de couteau d'argent où se reflète de sardoniques conjugaisons
Je contemple le désastre - et me contente
- Avide sous ses dehors de douceurs -
Qui me laisse - avide à ma façon - l'illusion d'un grincement
L'oeil perce-manteau, perce-ciel et qui évide
Démasque les ports de nuits glacés-glaçants - avides
Enfant-oeuf ; foeutus-lotus : j'essaime
Rien ne peut faire passer ces tremblements
RIEN
A leur foi qui fait force dès lors que leur credo du je crois en est un je crois avec
J'imagine de populeux défilés, d'hommes
Tous semblables - indistincts dans leur masse sombre : des pèlerins
Je songe Mes larmes sont d'ébènes, semblables aux foules ; aux montagnes qu'ils dévalent et dont ils s'évident
Un univers sous l'éclipse et la foi des morts
J'ai moi aussi le souvenir de la marche et un sourire de couteau d'argent où se reflète de sardoniques conjugaisons
Je contemple le désastre - et me contente
vendredi 30 mai 2008
---------- Traits
Des fulgurances, des traits d'archers, des météores. Nous connaissons tout cela. Mais cela peut-il nous être utile et si oui en quoi ?
Aux saisonniers de la blague à tabac qui ont tout dit et qui par leur geste illustrent bien notre désespoir ; et nous montre le chemin de l'inutilité ; que dès l'abord tout est gouffre, illuminé sous les cieux de Cayenne.
Un zénith de questions, lourd comme une chape de plomb.
Aux saisonniers de la blague à tabac qui ont tout dit et qui par leur geste illustrent bien notre désespoir ; et nous montre le chemin de l'inutilité ; que dès l'abord tout est gouffre, illuminé sous les cieux de Cayenne.
Un zénith de questions, lourd comme une chape de plomb.
lundi 26 mai 2008
Variations Apollinaire
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Et puis des rires qui se reflètent
Dans l'eau brune des berges
Des rires terribles et glaçants
D'atroces rires sardoniques et qui percent
D'au delà de la vie et de regards
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des sanglots d'agonie et d'angoisse
Des mots et des morts
Jetés comme des cris des ordures
Absente je sers ton eidolon contre moi
Crotté et désespérant
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
Et reste avec moi mes oripeaux
Mes ténèbres un infini tremblement
L'amour s'en va comme cette eau courante
L'amour s'en va
Emporté par la Seine comme des mues de serpent
Lançant des miasmes d'un improbable tanin
Des rires terribles et glaçant
Mes ténèbres un infini tremblement
Et nos amours
Et puis des rires qui se reflètent
Dans l'eau brune des berges
Des rires terribles et glaçants
D'atroces rires sardoniques et qui percent
D'au delà de la vie et de regards
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des sanglots d'agonie et d'angoisse
Des mots et des morts
Jetés comme des cris des ordures
Absente je sers ton eidolon contre moi
Crotté et désespérant
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
Et reste avec moi mes oripeaux
Mes ténèbres un infini tremblement
L'amour s'en va comme cette eau courante
L'amour s'en va
Emporté par la Seine comme des mues de serpent
Lançant des miasmes d'un improbable tanin
Des rires terribles et glaçant
Mes ténèbres un infini tremblement
vendredi 23 mai 2008
Hygiène I : Je
Ce soir je prends soin de mon corps
Je garde une main sur ma poitrine je tiens ferme mon sein
Je garde la bride à mon cœur
Je fais des choses simples
Je lis la Bible
Dans un calepin je colorie je prends des notes
Je pense à Arthur R.
Je garde une main sur ma poitrine je tiens ferme mon sein
Je garde la bride à mon cœur
Je fais des choses simples
Je lis la Bible
Dans un calepin je colorie je prends des notes
Je pense à Arthur R.
mercredi 21 mai 2008
Matin 1
Maquiller nos pertes
Avec de la poudre de nacre
Leur donner du fard
Le brillant des larmes qui roulent et les emportent...
lundi 19 mai 2008
Nuit d'été
Coupé à partir du tronc
tandis que je marchais
Explos(er)é, envolé euphorique, comme une gerbe chromatique
Tendu vers le ciel, par une nuit d'été, en de multiples raies de lumières.
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